Créer une SASU en ligne séduit de nombreux entrepreneurs qui veulent lancer leur activité rapidement, avec un cadre juridique souple et une fiscalité modulable. Les démarches sont dématérialisées, les coûts se contrôlent mieux, et les outils juridiques numériques simplifient la vie du dirigeant solo.
Les étapes restent toutefois précises : choix du statut juridique adapté, rédaction des statuts, dépôt du capital, formalités INPI, publication de l’annonce légale, puis immatriculation. Chaque décision prise à ce moment impacte la fiscalité, la protection sociale du président et l’organisation future de la société.
| Étapes clés | Informations essentielles |
| Définition du projet | Choix d’un nom, activité et direction unique 👤 |
| Rédaction des statuts | Document fondateur structurant le fonctionnement de la SASU |
| Dépôt du capital | Versement sur un compte bloqué avant immatriculation |
| Publication | Annonce légale à diffuser en ligne pour valider la création |
| Dépôt du dossier | Transmission sur le guichet unique : dernière étape pour obtenir le Kbis 📄 |
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Créer une SASU en ligne : comprendre les enjeux avant de démarrer
La SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) attire les créateurs d’entreprise qui souhaitent entreprendre seuls en bénéficiant d’une grande flexibilité statutaire. Le président reste le seul associé, tout en protégeant son patrimoine personnel grâce à la séparation des biens.
La création en ligne simplifie les démarches juridiques. Les plateformes spécialisées automatisent une partie du processus : rédaction des statuts, formalités d’immatriculation, dépôt du dossier auprès du guichet unique, suivi du Kbis. Le créateur garde la main sur les décisions clés : capital social, régime fiscal, protection sociale, organisation du pouvoir dans la société.
La SASU convient particulièrement aux :
- freelances, consultants, coachs qui veulent un cadre professionnel structuré ;
- créateurs de sites e-commerce ou de services en ligne ;
- porteurs de projet innovant ou de startup qui anticipent une ouverture du capital à terme ;
- artisans ou prestataires de services qui souhaitent une structure plus flexible que l’EURL.
Pour affiner ce choix, un détour par la définition de la SASU et ses avantages permet de comparer ce statut avec l’auto-entreprise, l’EURL ou la SARL.
Panorama complet des coûts pour créer une SASU en ligne
Monter une SASU en ligne n’est pas gratuit. Les frais se répartissent entre coûts administratifs obligatoires, honoraires éventuels d’accompagnement, dépenses de fonctionnement et options stratégiques (site web, marque, assurance, etc.). Une vision chiffrée claire permet d’éviter les mauvaises surprises de trésorerie.
Fourchette globale des coûts de création de SASU en ligne
En pratique, le budget de création d’une SASU en ligne se situe :
- dans une fourchette générale de 200 à 1 500 € selon l’accompagnement choisi ;
- autour d’une fourchette moyenne de 400 à 800 € pour un projet classique ;
- via une plateforme en ligne entre 200 et 500 € tout compris (hors options avancées) ;
- avec une legaltech autour de 350,86 € ;
- pour un prestataire juridique en ligne environ 400 € d’honoraires.
Ces montants incluent en général la rédaction des statuts, la publication de l’annonce légale et le dépôt du dossier d’immatriculation. Certains services ajoutent le suivi administratif jusqu’à l’obtention du Kbis.
Détail des frais administratifs obligatoires pour une SASU
Les frais administratifs, eux, ne dépendent pas du prestataire choisi. Ils sont imposés par la réglementation et se retrouvent dans tout projet de SASU, que la création se fasse seul, avec un avocat ou via une plateforme.
| Poste de dépense | Montant indicatif | Commentaires |
|---|---|---|
| Annonce légale de constitution | 141 € HT | Publication obligatoire dans un support habilité |
| Immatriculation au registre du commerce | 37,45 € TTC | Frais versés au greffe via le guichet unique |
| Déclaration des bénéficiaires effectifs (RBE) | 21,41 € TTC | Formalité distincte mais liée au dossier de création |
| Dépôt du capital social | 0 à 100 € HT | Selon banque, notaire ou prestataire de dépôt en ligne |
| Rédaction de statuts via plateforme | 100 à 200 € HT | Modèle personnalisé à partir de questions guidées |
Ces frais s’ajoutent aux éventuels honoraires d’un avocat, d’un expert-comptable ou d’un juriste si vous sollicitez un accompagnement sur mesure.
Coûts mensuels récurrents d’une SASU
Une fois la SASU créée, d’autres charges récurrentes s’ajoutent au budget. Le statut de société impose une rigueur comptable et une transparence financière.
- Compte bancaire professionnel : environ 11 € HT par mois pour une offre basique en ligne ;
- Tenue comptable : à partir de 75 € HT par mois pour un cabinet ou un outil en ligne ;
- Expert-comptable : entre 80 et 150 € par mois selon le volume d’écritures et la complexité fiscale ;
- Domiciliation commerciale : entre 30 et 70 € par mois si vous passez par une société de domiciliation.
Le coût global de fonctionnement annuel d’une SASU tourne autour de 1 500 à 3 000 € par an, soit l’équivalent d’environ 125 à 250 € par mois, hors rémunération du dirigeant et cotisations sociales.
Frais optionnels mais stratégiques
Certaines dépenses restent facultatives, mais influencent la crédibilité du projet, la sécurisation du patrimoine immatériel et la qualité de la relation client.
- Dépôt de marque à l’INPI : environ 190 € par classe ;
- Dépôt de brevet : à partir de 26 € pour une demande initiale, hors accompagnement technique ;
- Création de site internet : variable, entre 500 et 15 000 € selon le niveau de personnalisation ;
- Assurance multirisques professionnelle : entre 30 et 80 € par mois ;
- Assurance décennale pour les métiers du bâtiment : autour de 170 € par mois ;
- Nom de domaine : entre 10 et 100 € par an selon l’extension et le prestataire.
Étape 1 : vérifier que la SASU en ligne est le bon choix
Avant de se lancer dans la procédure en ligne, un point de clarification s’impose sur le statut juridique. La SASU se distingue d’autres formes d’entreprise par la responsabilité limitée, la flexibilité des statuts, la possibilité d’accueil d’investisseurs, et un régime social spécifique pour le président assimilé salarié.
Quelques critères guident la décision :
- Niveau de chiffre d’affaires visé : la SASU s’adapte bien aux projets avec ambition de croissance ;
- Besoin de se rémunérer : la rémunération sous forme de salaire ouvre des droits à la retraite et à la prévoyance ;
- Perspective d’entrée d’associés : la SASU évolue facilement en SAS en cas d’augmentation de capital ;
- Image de marque : certains clients ou partenaires valorisent la forme sociétaire.
Pour approfondir, la page SASU : définition et avantages offre un panorama juridique et fiscal utile pour trancher entre SASU, micro-entreprise ou EURL.
Étape 2 : préparation du projet avant la création en ligne
Une création de SASU en ligne réussie repose sur un projet structuré, même pour une activité de prestation de services simple. Plusieurs éléments se préparent avant d’ouvrir le formulaire sur une plateforme ou le guichet unique.
Définir l’activité et la stratégie de la SASU
Le projet d’activité se formalise au minimum par :
- un descriptif clair des services ou produits proposés ;
- une cible client identifiée (B2B, B2C, marché local, national, international) ;
- un modèle économique (forfait, abonnement, commissions, prestations ponctuelles) ;
- un prévisionnel de chiffre d’affaires et de charges.
Cette réflexion influence ensuite le choix des codes NAF/APE, la rédaction de l’objet social et le besoin d’autorisations particulières (réglementation sectorielle, assurance professionnelle, inscription à un ordre, etc.).
Choisir une domiciliation adaptée
La domiciliation correspond à l’adresse du siège social de la SASU. Elle figure sur tous les documents officiels, factures, contrats et correspondances administratives.
Plusieurs options existent :
- domiciliation au domicile du président (soumis à conditions, bail, règlement de copropriété) ;
- location de bureau ou de local commercial ;
- pépinière d’entreprise, espace de coworking ;
- société de domiciliation commerciale (contrat de domiciliation).
Le coût mensuel d’une domiciliation commerciale varie entre 30 et 70 €. Ce choix influence aussi l’image de la société via la localisation (adresse en centre-ville, quartier d’affaires, etc.).
Anticiper le besoin de financement et de capital
La SASU n’impose pas de capital minimum élevé. Le capital social peut se limiter à 1 €, mais ce montant reste symbolique et ne renforce ni la crédibilité auprès des partenaires ni la capacité à absorber les premières dépenses.
En pratique, le capital social se définit selon :
- le besoin en investissements de départ (matériel, logiciels, site web, stock) ;
- la trésorerie de sécurité souhaitée pour les premiers mois ;
- l’image renvoyée aux banques et fournisseurs.
Le dépôt du capital peut se faire auprès d’une banque, d’un notaire ou d’un service de dépôt de capital en ligne, pour un coût compris entre 0 et 100 € HT selon le prestataire.
Étape 3 : rédaction des statuts de SASU en ligne
Les statuts représentent la charte de fonctionnement de la SASU. Ils encadrent les pouvoirs du président, les règles de prise de décision, les modalités d’entrée d’éventuels futurs associés et l’organisation du capital.
Clauses clés à soigner dans les statuts
Lors de la rédaction, plusieurs clauses méritent une attention particulière :
- Objet social : description précise mais suffisamment large de l’activité, pour éviter de modifier les statuts à chaque évolution ;
- Durée de la société : souvent fixée à 99 ans, avec possibilité de prorogation ;
- Capital social : montant, répartition, nature des apports (numéraire, nature) ;
- Pouvoirs du président : étendue des décisions pouvant être prises seul, délégations éventuelles ;
- Modalités de rémunération du président (prévue dans un acte séparé ou prévue dans les statuts) ;
- Organisation des assemblées et règles de consultation de l’associé unique ;
- Conditions d’entrée de nouveaux associés et transformation en SAS.
Les plateformes de création en ligne proposent une rédaction de statuts facturée entre 100 et 200 € HT. Le dirigeant répond à un questionnaire, et l’outil génère un document conforme aux exigences légales.
« Les statuts fixent les règles d’organisation de la société et déterminent les relations entre les associés et les organes de direction. » – Rappel inspiré de l’esprit du Code de commerce.
Utiliser un modèle de statuts adapté
Pour éviter les oublis, un modèle de statuts de SASU adapté au projet sert de base de travail. Certaines ressources en ligne détaillent la structure type : préambule, forme, dénomination, objet, siège, durée, capital, apports, direction, décisions, exercice social, affectation du résultat, dissolution, liquidation.
Un modèle sérieux, comme celui présenté sur la page statuts SASU : modèle commenté, permet d’identifier les marges de personnalisation et les mentions obligatoires imposées par la réglementation.
Étape 4 : constitution du capital social et dépôt des fonds
L’apport en capital valide l’engagement financier de l’associé unique dans la société. Les fonds sont bloqués temporairement sur un compte spécifique jusqu’à l’immatriculation.
Types d’apports possibles
La SASU accepte plusieurs formes d’apports :
- Apports en numéraire : sommes d’argent versées sur un compte de dépôt ;
- Apports en nature : matériel, véhicules, fonds de commerce, logiciels, droits de propriété intellectuelle ;
- Apports en industrie (compétences, savoir-faire) : non intégrés dans le capital mais mentionnés dans les statuts.
La majorité des SASU se créent uniquement avec des apports en numéraire, ce qui simplifie les formalités. Les apports en nature peuvent nécessiter la nomination d’un commissaire aux apports selon leur valeur et la nature des biens.
Dépôt du capital : banque, notaire ou en ligne
Le dépôt des fonds se fait auprès :
- d’une banque traditionnelle, avec ouverture de compte professionnel ;
- d’une banque en ligne ou néobanque ;
- d’un notaire ;
- ou d’un service de dépôt de capital en ligne.
Le prestataire remet ensuite une attestation de dépôt de fonds, document indispensable pour constituer le dossier d’immatriculation. Le coût varie de 0 à 100 € HT selon les services et les offres promotionnelles en cours.
Étape 5 : publication de l’annonce légale de création de SASU
La publication d’une annonce légale formalise la naissance de la société auprès du public. Cette formalité se réalise intégralement en ligne, via un journal d’annonces légales (JAL) habilité ou un service partenaire d’une plateforme juridique.
Le contenu de l’annonce reprend les principales caractéristiques de la SASU :
- dénomination sociale ;
- forme juridique (SASU) ;
- montant du capital social ;
- adresse du siège social ;
- objet social ;
- durée de la société ;
- identité du président ;
- greffe du tribunal de commerce compétent.
Le coût indicatif d’une annonce légale de création de SASU s’élève à 141 € HT. Le JAL délivre ensuite une attestation de parution, à joindre au dossier d’immatriculation.
« Toute constitution de société commerciale fait l’objet d’une insertion dans un journal habilité à recevoir les annonces légales. » – Principe rappelant l’obligation de publicité légale lors de la création d’une société.
Étape 6 : dépôt du dossier sur le guichet unique (INPI)
Désormais, l’ensemble des formalités de création d’entreprise passe par le guichet unique géré par l’INPI. Ce portail remplace les anciens centres de formalités des entreprises (CFE).
La page création d’entreprise INPI détaille le fonctionnement de ce guichet : création d’un compte, saisie des informations, dépôt des pièces justificatives, suivi de l’avancement du dossier.
Pièces à fournir pour une SASU
Le dossier d’immatriculation en ligne comprend notamment :
- les statuts signés de la SASU ;
- l’attestation de dépôt du capital social ;
- l’attestation de parution de l’annonce légale ;
- une pièce d’identité du président ;
- une déclaration de non-condamnation et de filiation du dirigeant ;
- un justificatif de domiciliation du siège social (bail, contrat de domiciliation, quittance, attestation d’hébergement) ;
- le formulaire de création en ligne (remplaçant le formulaire M0 papier).
Le guichet unique transmet ensuite le dossier au greffe compétent qui enregistre l’immatriculation au registre du commerce et des sociétés (RCS). Les frais d’immatriculation se montent à 37,45 € TTC.
Déclaration des bénéficiaires effectifs
En parallèle de l’immatriculation, la SASU déclare ses bénéficiaires effectifs, généralement l’associé unique lui-même. Cette déclaration se fait aussi en ligne, via le même portail, pour un coût d’environ 21,41 € TTC.
Créer une SASU seul ou avec une plateforme en ligne ?
Le créateur hésite souvent entre une gestion autonome des formalités, l’usage d’une plateforme de création en ligne ou l’accompagnement par un avocat ou un expert-comptable. Chaque solution présente des avantages spécifiques.
Création 100 % autonome
La gestion autonome des démarches consiste à :
- rédiger soi-même les statuts ;
- gérer le dépôt de capital auprès d’une banque ;
- rédiger et publier l’annonce légale ;
- remplir le formulaire de création sur le guichet unique INPI ;
- suivre les échanges avec le greffe.
Cette solution limite les coûts aux seuls frais administratifs, mais suppose une bonne maîtrise des exigences juridiques et des subtilités des formulaires en ligne.
Passer par une plateforme juridique en ligne
Les plateformes spécialisées centralisent l’ensemble des démarches et guident le créateur étape par étape. Elles facturent généralement un forfait entre 200 et 500 €, qui inclut :
- un questionnaire pour générer des statuts personnalisés ;
- la publication de l’annonce légale ;
- la constitution du dossier d’immatriculation ;
- la transmission au guichet unique et le suivi jusqu’au Kbis.
Une legaltech facture autour de 350,86 €, tandis qu’un prestataire juridique en ligne se positionne autour de 400 €. Les différences tiennent au niveau de conseil humain, à la réactivité et aux services additionnels (options comptables, assistance fiscale, pactes d’associés).
« J’ai créé ma SASU via une plateforme en ligne. Les questions étaient claires, les statuts générés en quelques minutes et j’ai reçu mon Kbis en moins de deux semaines. L’accompagnement par chat m’a rassuré sur les points fiscaux. » – Témoignage type d’un entrepreneur utilisateur de services juridiques en ligne.
Recourir à un avocat ou un expert-comptable
Certains projets justifient un accompagnement plus poussé :
- activité réglementée ou à risque juridique élevé ;
- activité internationale ou structure de groupe ;
- projet avec levée de fonds envisagée à court terme ;
- patrimoine personnel à protéger via des montages spécifiques (holding, démembrement d’actions, etc.).
Dans ces cas, un avocat ou un expert-comptable adapte les statuts, anticipe les réorganisations futures et sécurise les choix fiscaux. Les honoraires dépassent généralement le simple cadre d’une plateforme, mais l’analyse juridique est plus fine.
Choisir le régime fiscal de la SASU : IS ou option IR
Par défaut, la SASU relève de l’impôt sur les sociétés (IS). Les bénéfices sont imposés au niveau de la société, puis la rémunération ou les dividendes versés au président sont imposés à son niveau personnel.
Dans certains cas, la SASU peut opter temporairement pour l’impôt sur le revenu (IR), sous conditions de taille et d’âge de la société, pour une durée limitée. Cette option permet d’imputer les éventuelles pertes de début d’activité sur le revenu global du dirigeant.
Le choix se fait en fonction :
- de la situation fiscale personnelle de l’associé unique ;
- du niveau de rémunération envisagé ;
- de la capacité de la société à générer rapidement des bénéfices ;
- de l’existence d’autres revenus (salaires, revenus fonciers, etc.).
Statut social et rémunération du président de SASU
Le président de SASU bénéficie du statut d’assimilé salarié. Il relève du régime général de la sécurité sociale pour sa rémunération (hors assurance chômage, sauf dispositif spécifique).
Ce statut social implique :
- des cotisations sociales plus élevées que pour un gérant majoritaire de SARL, mais un niveau de protection plus complet ;
- une fiche de paie à établir lorsqu’il se verse un salaire ;
- l’affiliation à l’URSSAF et aux caisses de retraite complémentaires.
La rémunération du président peut prendre différentes formes :
- salaire mensuel ou trimestriel ;
- dividendes en fin d’exercice, après approbation des comptes ;
- combinaison des deux, selon les besoins de trésorerie et la stratégie fiscale.
Obligations comptables et juridiques après la création
Une fois le Kbis obtenu, la SASU entre dans une phase de fonctionnement courant, avec plusieurs obligations annuelles.
Tenue de la comptabilité
La SASU doit tenir une comptabilité commerciale complète :
- enregistrement des écritures ;
- établissement du bilan, du compte de résultat et des annexes ;
- déclarations de TVA (mensuelles, trimestrielles ou annuelles selon le régime) ;
- liasse fiscale annuelle.
Les services d’un expert-comptable, facturés entre 80 et 150 € par mois, apportent un cadre fiable et une sécurisation des déclarations fiscales.
Approbation des comptes et décisions de l’associé unique
Chaque année, l’associé unique approuve les comptes de la société, affecte le résultat (mise en réserve, distribution de dividendes, report) et consigne ces décisions dans un registre.
Le formalisme reste plus léger qu’en SAS avec plusieurs associés, mais la traçabilité des décisions doit être conservée (procès-verbaux, registres, dépôt des comptes au greffe).
Sécuriser son projet : assurances, propriété intellectuelle et présence en ligne
Au-delà de la création juridique, une SASU solide s’appuie sur un socle de protection adapté à son activité : assurances, marque, contrats, conditions générales, site internet professionnel.
Assurances professionnelles
Selon le secteur, plusieurs couvertures méritent une attention particulière :
- Assurance multirisques professionnelle : entre 30 et 80 € par mois, pour couvrir les locaux, le matériel et la responsabilité civile ;
- Assurance responsabilité civile professionnelle : souvent intégrée ou souscrite séparément pour les métiers de conseil, du numérique, du médical, etc. ;
- Assurance décennale : environ 170 € par mois pour les professionnels du bâtiment.
Protéger sa marque et ses créations
Pour sécuriser le nom commercial, le logo ou le nom de domaine, plusieurs démarches juridiques existent :
- dépôt de marque à l’INPI : environ 190 € par classe de produits ou services ;
- rédaction de contrats de cession ou de licence de droits ;
- rédaction de conditions générales de vente (CGV) et de conditions générales d’utilisation (CGU) pour les activités en ligne.
Site internet, nom de domaine et identité digitale
La création d’un site internet représente un poste de dépense très variable, entre 500 et 15 000 € selon que vous choisissiez un site vitrine simple, un e-commerce complet ou une plateforme sur mesure.
Le nom de domaine se réserve pour un coût annuel situé entre 10 et 100 € selon l’extension (.fr, .com, .io, etc.) et le registrar choisi. Il sert de base à l’email professionnel et à l’image de marque de la SASU.


