Un jeune entrepreneur français en rendez-vous avec un conseiller France Travail dans un bureau moderne et lumineux, discutant de la création d'entreprise dans une scène réaliste et naturelle.

France Travail et création d’entreprise : accompagnement

France Travail renforce son rôle auprès des créateurs d’entreprise avec un arsenal d’aides, d’ateliers et de financements qui transforment une idée en projet structuré. En 2024, plus de 120 000 personnes ont été accompagnées dans le cadre d’Activ’Créa, et les nouvelles règles d’aides applicables au 1er avril 2025 redessinent le parcours de l’entrepreneur inscrit comme demandeur d’emploi.

Derrière ces dispositifs se cache une logique claire : sécuriser le parcours, limiter les erreurs de départ et faciliter l’accès au financement, du microcrédit à l’ARCE, en passant par des formations pouvant atteindre 290 heures. Les chiffres, les outils et les accompagnements évoluent, tout comme les exigences pour réussir son projet…

Points clés Synthèse
Accompagnement proposé France Travail guide les porteurs de projet dans leurs démarches de création ou reprise d’entreprise.
Outils disponibles Ateliers, conseils individualisés et ressources pour structurer l’idée, bâtir un modèle économique et préparer le lancement.
Public concerné Demandeurs d’emploi ou personnes en reconversion souhaitant entreprendre.
Objectif Faciliter la réussite du projet entrepreneurial en sécurisant chaque étape du parcours. 🚀

Sommaire de l'article

France Travail et création d’entreprise : rôle, enjeux et chiffres clés

France Travail se positionne comme un acteur structurant de la création et reprise d’entreprise en France. Au-delà de l’indemnisation du chômage, l’organisme joue un rôle d’orientation, de mise en relation et de financement partiel des projets entrepreneuriaux, quels que soient le secteur, la taille ou la forme juridique envisagée.

En 2024, la dynamique entrepreneuriale portée par France Travail se confirme. L’activité dédiée à la création d’entreprise, Activ’Créa, a permis d’accompagner 120 000 personnes, soit une évolution de +20 % par rapport à 2023. L’atelier « Structurer mon projet » a, lui, réuni 45 000 participants, en progression de +30 %. Parmi les inscrits à France Travail, environ 1 million de personnes se déclarent intéressées par l’entrepreneuriat.

Parmi ces publics, la moitié concrétise une création d’entreprise, et 50 % de ces créations sont directement soutenues par France Travail via un accompagnement, une aide financière ou un accès à un partenaire spécialisé. Le dispositif se structure autour d’un parcours progressif : clarification du projet, formation, choix du statut juridique, financement et sécurisation du revenu.

Conseil utile : dès l’inscription chez France Travail, mentionner clairement son projet entrepreneurial lors de l’entretien de diagnostic accélère l’accès aux ateliers spécialisés et aux conseillers dédiés création d’entreprise.

Semaine de la création et reprise d’entreprise 2025 : un temps fort pour se lancer

La semaine de la création et reprise d’entreprise organisée par France Travail constitue un moment stratégique pour structurer son projet. En 2025, la 8ᵉ édition se tiendra du 1er au 5 décembre et rassemblera environ 2 000 événements sur tout le territoire : webinaires, ateliers pratiques, permanences d’experts, témoignages d’entrepreneurs.

Cette semaine thématique propose des temps d’échanges avec des partenaires tels que Bpifrance Création, des réseaux d’accompagnement, des organismes de microcrédit, des chambres consulaires et des collectivités locales. Chaque porteur de projet peut y trouver des réponses concrètes sur le financement, le choix du statut ou la validation de son modèle économique.

« La semaine de la création et reprise d’entreprise permet de concentrer en quelques jours des informations que certains mettent des mois à réunir. C’est une occasion directe de rencontrer des financeurs, des réseaux d’accompagnement et des entrepreneurs aguerris. »

Ce rendez-vous s’inscrit dans une stratégie globale : augmenter le taux de projets viables, réduire les abandons précoces et faciliter l’accès aux dispositifs comme l’ARCE, l’ACRE, le microcrédit ou les prêts d’honneur. Pour un créateur en phase de réflexion, ces événements fournissent une vision opérationnelle des étapes à franchir.

Les accompagnements France Travail pour créer son entreprise

France Travail déploie plusieurs types d’accompagnements, adaptés au niveau d’avancement du projet : simple idée, projet en cours de structuration ou entreprise déjà créée nécessitant un appui pour se consolider.

Activ’Créa : diagnostic et clarification du projet

Activ’Créa s’adresse aux demandeurs d’emploi qui souhaitent vérifier la faisabilité de leur idée ou explorer la piste de l’entrepreneuriat sans engagement immédiat. L’objectif consiste à clarifier les motivations, évaluer la cohérence du projet avec le profil du porteur et identifier les grandes lignes d’un modèle économique viable.

Ce dispositif propose un accompagnement progressif :

  • Analyse du parcours professionnel et des compétences mobilisables pour l’entreprise future.
  • Évaluation des freins : financiers, familiaux, logistiques, juridiques.
  • Identification du marché, des cibles, des concurrents et des premières hypothèses de chiffre d’affaires.
  • Construction d’un plan d’action : formations, études de marché, rendez-vous experts.

Activ’Créa constitue souvent la porte d’entrée vers d’autres solutions : formations longues, incubateurs, dispositifs d’aide à la création ou partenariats avec des réseaux comme Initiative France.

Contrat d’Appui au Projet d’Entreprise (CAPE)

Le CAPE offre un cadre juridique pour tester une activité en étant hébergé par une structure d’appui (coopérative d’activité et d’emploi, association, entreprise). L’entrepreneur en devenir bénéficie d’un numéro SIRET via la structure porteuse, d’un accompagnement administratif et comptable, et d’un suivi individualisé.

Dans ce cadre, le porteur de projet :

  • développe son activité tout en conservant un statut protecteur,
  • apprend la gestion quotidienne (facturation, relances, suivi de trésorerie),
  • peut cumuler, sous conditions, certaines allocations avec ses premiers revenus.

Le CAPE intéresse en particulier les personnes qui souhaitent vérifier la viabilité d’un projet de prestation de services, de conseil, d’artisanat ou d’activité libérale sans créer immédiatement leur propre structure juridique.

À savoir : le CAPE n’est pas un statut juridique définitif. Il s’agit d’un contrat temporaire avec une structure d’appui. À l’issue de la phase de test, le créateur doit choisir un statut (micro-entreprise, société, entreprise individuelle…). Un accompagnement spécifique sur le choix du statut se révèle souvent nécessaire. Vous pouvez à ce sujet consulter les ressources spécialisées sur le choix du statut, par exemple pour un projet spécifique comme la micro-crèche : voir un cas pratique de choix de statut.

NACRE : un suivi jusqu’à 3 ans

Le dispositif NACRE (Nouvel Accompagnement à la Création ou la Reprise d’Entreprise) propose un parcours complet pouvant s’étendre jusqu’à 3 ans. Il intervient en complémentarité avec les aides de France Travail et se concentre sur trois grandes phases : structuration du projet, montage financier et suivi post-création.

Le NACRE comprend généralement :

  • un appui à la construction du business plan et des prévisionnels financiers,
  • un accompagnement pour obtenir des financements bancaires ou des prêts d’honneur,
  • un suivi de la gestion et de la stratégie commerciale après la création.

France Travail joue un rôle pivot en orientant les porteurs de projet éligibles vers les organismes conventionnés qui délivrent le NACRE, tout en veillant à la cohérence entre indemnisation, aides publiques et calendrier de création.

Formations jusqu’à 290 heures : compétences entrepreneuriales

France Travail peut financer ou cofinancer des formations liées à la création d’entreprise pour un volume pouvant aller jusqu’à 290 heures. Ces formations couvrent la gestion, la comptabilité, le marketing digital, la prospection commerciale, le pilotage d’activité, le droit des sociétés ou encore la fiscalité.

Avec ces parcours, le futur entrepreneur renforce des compétences centrales :

  • lecture d’un compte de résultat et d’un plan de trésorerie,
  • construction d’une offre de services ou d’un catalogue produits,
  • mise en place d’une stratégie de communication omnicanale,
  • maîtrise des obligations sociales et fiscales.

Pour les projets individuels (consultant, freelance, artisan, e-commerçant), ces formations se complètent souvent avec des ressources sur l’auto-entrepreneur et la micro-entreprise, afin d’anticiper la gestion des cotisations et la fiscalité simplifiée.

Nouveaux ateliers France Travail 2025 : Pitch et complément d’activité salarié

À partir de 2025, France Travail introduit de nouveaux outils pédagogiques pour soutenir les porteurs de projet. Ils viennent enrichir l’offre existante d’ateliers et de formations.

Atelier « Pitch ton projet de création d’entreprise »

Le nouvel atelier « Pitch ton projet de création d’entreprise » vise à aider les entrepreneurs à présenter leur projet de façon claire, structurée et convaincante, en quelques minutes. Cette compétence s’avère décisive pour obtenir un financement, rallier des partenaires ou convaincre des premiers clients.

Lors de cet atelier, les participants travaillent sur :

  • la formulation de la proposition de valeur,
  • la mise en avant du problème client et de la solution proposée,
  • la structuration du pitch (contexte, offre, marché, modèle économique, besoins financiers),
  • la posture orale, la gestion du temps et la gestion du stress.

« Un bon pitch ne repose pas seulement sur le contenu mais aussi sur la capacité à faire ressortir le bénéfice client et à montrer la maîtrise du sujet. France Travail accompagne les porteurs de projet dans cet exercice décisif. »

Ce type d’atelier prépare aux rendez-vous avec les banques, les réseaux de financement, les jurys de concours entrepreneuriaux ou les incubateurs.

Atelier « Un nouvel essor à votre entreprise grâce au complément d’activité salarié »

Le second nouvel outil, « Un nouvel essor à votre entreprise grâce au complément d’activité salarié », cible les créateurs qui souhaitent combiner emploi salarié et activité entrepreneuriale. Cette configuration séduit de plus en plus de porteurs de projet qui recherchent une transition progressive et une sécurisation de revenus.

L’atelier aborde plusieurs sujets techniques :

  • cadre légal du cumul emploi salarié / activité indépendante,
  • incidences sur les droits à l’ARE et les aides à la création,
  • organisation du temps de travail et prévention des conflits d’intérêts,
  • gestion de la trésorerie quand les revenus sont multiples.
Point de vigilance : le cumul d’activités suppose de vérifier les clauses du contrat de travail (exclusivité, non-concurrence, confidentialité). Avant de lancer une micro-entreprise en parallèle d’un emploi, un échange avec un juriste ou un conseiller spécialisé évite des litiges avec l’employeur.

Les aides financières à la création d’entreprise pour les demandeurs d’emploi

France Travail intervient également sur le plan financier, directement ou via la mobilisation d’aides nationales. Les principaux dispositifs concernent l’ACRE, l’ARCE, le maintien partiel de l’ARE et d’autres soutiens complémentaires.

ACRE : exonérations de charges au démarrage

L’ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d’Entreprise) prend la forme d’une exonération partielle de cotisations sociales au début de l’activité. Elle intéresse particulièrement les créateurs qui se lancent en micro-entreprise, en entreprise individuelle ou en société avec une rémunération de dirigeant.

Cette mesure allège le coût de démarrage et favorise la constitution d’une trésorerie de sécurité. France Travail oriente les porteurs de projet vers les organismes compétents (Urssaf, centres de formalités) pour sécuriser les démarches et vérifier les conditions d’éligibilité.

ARCE : versement de 60 % des allocations chômage

L’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise) permet de percevoir sous forme de capital une partie des droits à l’assurance chômage. Le taux en vigueur est de 60 % des allocations restantes, versés en deux fois, sous réserve de bénéficier de l’ACRE et de justifier de la création effective de l’entreprise.

Ce capital peut servir à alimenter le compte professionnel, financer les premiers investissements (matériel, stock, site internet), couvrir plusieurs mois de charges fixes ou constituer un apport personnel pour un prêt bancaire.

« L’ARCE change la donne pour un créateur qui doit avancer des dépenses avant même d’avoir un chiffre d’affaires. Le versement en capital offre une marge de manœuvre plus large que le maintien mensuel de l’ARE, mais demande une rigueur budgétaire. »

Maintien partiel de l’ARE : sécuriser le revenu pendant la phase de lancement

Au lieu d’opter pour l’ARCE, le créateur peut choisir le maintien partiel de l’ARE. Dans ce scénario, il continue de percevoir une partie de son allocation chômage en fonction des revenus tirés de l’entreprise. Ce mécanisme limite le risque de rupture brutale de ressources.

La combinaison activité / allocation s’accompagne d’un calcul précis pour éviter les trop-perçus et respecter la durée maximale d’indemnisation. France Travail ajuste les paiements en fonction des déclarations de revenus issus de l’entreprise (bénéfice, rémunération de dirigeant, chiffre d’affaires pour les micro-entrepreneurs).

Autres aides et soutiens mobilisables

Au-delà des dispositifs nationaux, France Travail oriente vers une gamme étendue d’aides :

  • Conseil et accompagnement individuel par des experts ou réseaux partenaires.
  • Incubation pour des projets innovants ou à fort potentiel de croissance.
  • Allègements fiscaux selon la zone d’implantation (ZFU, ZRR, dispositifs territoriaux).
  • Subventions régionales, départementales ou sectorielles.
  • Avances remboursables et prêts à taux préférentiels.
  • Garanties d’emprunt pour faciliter l’accès au crédit bancaire.

La combinaison de ces leviers se construit au cas par cas, en fonction de la nature du projet (artisanat, commerce, services, numérique, ESS) et de la situation du créateur. D’où l’intérêt de formaliser un plan de financement détaillé avec l’aide d’un conseiller ou d’un réseau de financement.

Partenariats clés : Adie, Initiative France, Bpifrance Création

France Travail ne travaille pas en vase clos. L’organisme s’appuie sur des partenaires nationaux pour compléter son offre : microcrédit, prêts d’honneur, accompagnement stratégique, ressources en ligne.

Adie : microcrédit pour les personnes éloignées du système bancaire

L’Adie (Association pour le Droit à l’Initiative Économique) propose des microcrédits professionnels à des personnes qui n’ont pas accès au crédit classique : absence d’apport, interdiction bancaire, situation précaire. Les montants permettent de financer un véhicule, un stock, du petit matériel ou un site e-commerce.

France Travail oriente vers l’Adie les porteurs de projets qui rencontrent des refus bancaires répétés ou qui démarrent avec des besoins modestes mais décisifs. Le microcrédit est souvent couplé à un accompagnement de proximité sur la gestion et le développement commercial.

Initiative France : prêts d’honneur et accompagnement

Initiative France est un vaste réseau associatif qui octroie des prêts d’honneur sans intérêt ni garantie personnelle. Ces prêts renforcent l’apport personnel du créateur et facilitent l’obtention d’un prêt bancaire classique. Ils s’accompagnent généralement d’un suivi par des experts bénévoles (chefs d’entreprise, cadres, spécialistes comptables).

France Travail met en lien les porteurs de projet avec les plateformes Initiative locales lorsque le business plan est suffisamment avancé. Une présentation structurée du projet, travaillée en amont via les ateliers de France Travail, améliore l’obtention de ces financements.

Bpifrance Création : information, financement et croissance

Bpifrance Création centralise un grand nombre de ressources sur la création d’entreprise : fiches pratiques, modèles de business plan, simulateurs, webinaires. Au-delà de l’information, Bpifrance intervient aussi sur des financements dédiés à l’innovation, la croissance, l’export ou la consolidation de la structure.

France Travail renvoie fréquemment vers Bpifrance Création pour :

  • approfondir l’étude de marché,
  • préparer une levée de fonds ou un financement de croissance,
  • identifier des incubateurs et accélérateurs adaptés.
Conseil d’articulation : utiliser France Travail pour structurer le projet, puis mobiliser les réseaux spécialisés (Adie, Initiative France, Bpifrance Création) en fonction du besoin : microcrédit, prêt d’honneur, soutien à l’innovation, accompagnement au développement.

Règles d’aides et évolutions à compter du 1er avril 2025

À partir du 1er avril 2025, de nouvelles règles encadrent les aides à la création d’entreprise pour les demandeurs d’emploi. Ces évolutions concernent principalement le public éligible, la coordination entre les différentes aides et les modalités de cumul avec l’ARE.

Le public prioritaire reste constitué des créateurs d’entreprise demandeurs d’emploi, mais des ajustements peuvent intervenir sur les durées, les taux de prise en charge ou les conditions d’accès. Une lecture précise des textes et des circulaires internes se révèle utile pour anticiper les impacts sur un projet en cours de montage.

« La date de création de l’entreprise et la date de dépôt des demandes d’aides influencent directement les droits : un projet finalisé après le 1er avril 2025 peut relever d’un cadre différent de celui en vigueur quelques mois plus tôt. »

France Travail accompagne les porteurs de projet dans cette transition en mettant à jour ses supports d’information, ses simulateurs de droits et ses modules d’atelier. Un échange avec un conseiller avant la formalisation de la création (immatriculation, inscription au RCS ou au RM) évite des erreurs de calendrier.

Création d’entreprise et maintien de la protection sociale

Créer une entreprise en étant demandeur d’emploi pose des questions concrètes de protection sociale : couverture maladie, retraite, prévoyance, indemnités journalières. La transition entre le régime d’assurance chômage et le régime social de l’entrepreneur doit être anticipée.

France Travail informe sur :

  • le régime applicable selon le statut (travailleur indépendant, assimilé salarié, micro-entrepreneur),
  • les modalités de validation des trimestres de retraite pendant la période de création,
  • les conditions d’ouverture des droits maladie et maternité.

Ces enjeux pèsent dans le choix du statut juridique, en particulier pour les personnes avec des charges familiales ou des besoins médicaux réguliers. Dans certains cas, une activité partielle salariée associée à une micro-entreprise permet de conserver un socle de droits sociaux tout en développant l’activité entrepreneuriale.

Focales sectorielles et choix du statut : micro-entreprise, société, projets spécifiques

Le type de projet influence fortement le choix du statut : activité de conseil, commerce de détail, artisanat, structure petite enfance, activité en ligne, etc. France Travail oriente vers des ressources externes et des experts pour affiner ce choix en fonction de la fiscalité, de la responsabilité, des besoins en capitaux et des perspectives de développement.

Pour des activités individuelles ou de petite taille, la micro-entreprise attire beaucoup de créateurs par sa simplicité. Elle impose toutefois des contraintes (plafonds de chiffre d’affaires, impossibilité de déduire toutes les charges réelles, calcul forfaitaire des cotisations). Avant de se lancer, une analyse détaillée du modèle économique s’avère nécessaire.

Pour des projets plus structurés (embauche de personnel, investissements importants, partenariats), une société (SAS, SARL, etc.) apporte une organisation plus adaptée. Les implications en termes de rémunération du dirigeant, de protection sociale et d’imposition des bénéfices doivent être chiffrées.

Ressource complémentaire : pour avancer plus loin sur le choix du statut, y compris pour des projets sectoriels comme la micro-crèche ou d’autres activités réglementées, un accompagnement spécialisé peut apporter un éclairage précis. Une ressource utile : bénéficier d’un accompagnement pour créer votre entreprise.

France Travail et entrepreneuriat inclusif : focus sur les publics spécifiques

France Travail s’inscrit dans une logique d’entrepreneuriat inclusif. L’objectif consiste à ouvrir la voie de la création d’entreprise à des personnes éloignées de l’emploi : chômeurs de longue durée, jeunes sans expérience, seniors en reconversion, habitants de quartiers prioritaires, personnes en situation de handicap.

Pour ces publics, l’accès aux réseaux classiques de financement et d’accompagnement se révèle parfois limité. D’où l’intérêt de partenariats renforcés avec l’Adie, Initiative France, Bpifrance Création ou encore des structures soutenues par la CNSA (Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie) dans le cadre de plateformes territoriales.

Depuis 2021, la CNSA soutient des plateformes dans 23 territoires engagés, avec un financement pluriannuel de 13,9 millions d’euros et 16 plateformes accompagnées. Ces dynamiques se prolongent jusqu’en 2026. Elles visent à adapter les parcours d’accompagnement aux besoins spécifiques des publics concernés, notamment les personnes en situation de handicap souhaitant construire un projet entrepreneurial.

Tableau comparatif des principaux dispositifs France Travail pour la création d’entreprise

Dispositif Objectif principal Public cible Durée / Modalités Avantages clés
Activ’Créa Clarifier et structurer l’idée de projet Demandeurs d’emploi envisageant la création Accompagnement court, ateliers + suivi individuel Diagnostic du projet, plan d’action, orientation vers d’autres aides
CAPE Tester l’activité dans un cadre sécurisé Porteurs de projet en phase d’expérimentation Contrat avec une structure d’appui, durée limitée Hébergement juridique, accompagnement administratif et comptable
NACRE Accompagner la création et le développement sur la durée Créateurs et repreneurs éligibles Jusqu’à 3 ans de suivi Aide au business plan, montage financier, suivi post-création
Formations (jusqu’à 290 h) Renforcer les compétences entrepreneuriales Demandeurs d’emploi avec projet structuré Parcours de formation modulable Compétences en gestion, marketing, droit, pilotage d’activité
ACRE Réduire les charges sociales au démarrage Créateurs et repreneurs remplissant les critères Exonération partielle temporaire Allègement de charges, amélioration de la trésorerie de départ
ARCE Convertir une partie de l’ARE en capital Demandeurs d’emploi créateurs bénéficiant de l’ACRE Versement de 60 % des droits restants, en deux fois Apport de trésorerie immédiat pour lancer l’activité
Maintien partiel de l’ARE Sécuriser le revenu pendant le lancement Demandeurs d’emploi créateurs d’entreprise ARE réduite en fonction des revenus d’activité Revenu de transition, limitation du risque financier

Structurer son parcours de création avec France Travail

La création d’entreprise avec l’appui de France Travail se construit comme un parcours jalonné d’étapes : clarification de l’idée, validation du modèle économique, choix du statut, mobilisation des aides, lancement et consolidation. Chaque étape bénéficie de ressources adaptées : ateliers de groupe, rendez-vous individuels, formations, orientation vers des partenaires.

Pour tirer pleinement parti de cet écosystème, le créateur prépare ses entretiens, formalise ses hypothèses de chiffre d’affaires, ses charges et ses besoins de financement, et s’appuie sur les outils mis à disposition. L’objectif consiste à réduire les zones d’incertitude, sécuriser la trésorerie et organiser sa transition professionnelle, que ce soit vers la micro-entreprise, une société, ou un projet plus complexe appuyé par des réseaux spécialisés.

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