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Guichet unique INPI : comment l’utiliser sans se tromper

Depuis la généralisation du guichet unique INPI, toutes les formalités d’entreprises passent par une même plateforme. Création, modification, cessation, dépôts de comptes : plus de 5,1 millions de démarches ont déjà transité par cet outil entre le 1er janvier et le 31 octobre 2025. Les chiffres progressent, les créations d’entreprises augmentent de 3,5 % sur douze mois, mais les retours du terrain restent contrastés.

Blocages techniques, rejets massifs de dossiers, doubles paiements, délais de réponse très longs… malgré plusieurs vagues d’améliorations en 2025, l’utilisation du guichet unique demande une vraie méthode. En maîtrisant son fonctionnement, ses limites et les bons réflexes, un entrepreneur réduit fortement les risques d’erreur et sécurise ses démarches légales.

Point clé Synthèse
Rôle du guichet unique Plateforme centralisée pour déclarer créations, modifications et cessations d’entreprises.
Accès Utilisation via le site de l’INPI avec identification sécurisée.
Atouts 💡 Un seul espace pour toutes les formalités, suivi en ligne, réduction des erreurs administratives.
Précautions Bien vérifier les pièces jointes et les informations saisies pour éviter les rejets.
Pour qui ? Entrepreneurs, sociétés, micro-entrepreneurs : toute structure ayant une formalité légale à effectuer.

Sommaire de l'article

Guichet unique INPI : rôle, fonctionnement et chiffres clés 2025

Le guichet unique INPI centralise toutes les formalités des entreprises françaises. Il remplace les anciens CFE (CCI, CMA, URSSAF, greffes) pour offrir un point d’entrée unique, entièrement dématérialisé. Cette plateforme alimente directement le registre national des entreprises (RNE) et les greffes des tribunaux de commerce.

Entre le 1er janvier et le 31 octobre 2025, le guichet a enregistré 5 163 382 démarches. Ce volume illustre la place prise par cet outil dans la vie administrative des sociétés, indépendants et associations immatriculées. Il structure désormais chaque étape du cycle de vie d’une entreprise.

Les différentes formalités gérées par le guichet unique

Le guichet unique traite l’ensemble des formalités obligatoires :

  • Demandes d’immatriculations : 1 440 045 formalités sur la période (création de sociétés, micro-entreprises, entreprises individuelles).
  • Modifications : 1 515 918 opérations (changement de dirigeant, transfert de siège, modification d’activité, augmentation de capital, etc.).
  • Cessations : 671 899 radiations et fermetures d’entreprises.
  • Dépôts des comptes annuels : 1 191 041 dépôts auprès des greffes.
  • Corrections : 231 920 régularisations de dossiers après rejet ou erreur de saisie.
  • Actes isolés : 112 559 actes transmis hors formalité complète (procès-verbaux, décisions, etc.).

Ces chiffres montrent que le guichet ne se limite pas à la création d’entreprise. Il structure la vie juridique et administrative quotidienne de tous les statuts : auto-entrepreneurs, artisans, commerçants, professions libérales, sociétés commerciales, entreprises étrangères.

Une hausse continue des créations d’entreprises

Sur douze mois, la variation des créations d’entreprises atteint +3,5 %. Pour le seul mois de juillet 2025, on compte environ 99 600 créations, soit une hausse de 0,7 %. Cette dynamique renforce l’enjeu d’un guichet fiable, fluide et compréhensible, tant pour les créateurs aguerris que pour les primo-entrepreneurs.

Cette tendance s’accompagne d’une montée en puissance de l’accompagnement en ligne : guides, webinaires, modèles d’actes, mais aussi contenus plus transversaux autour du sens du projet et du passage à l’action, très recherchés par les porteurs d’idées qui hésitent à se déclarer.

Créer son compte et préparer ses formalités : la base pour éviter les blocages

L’utilisation fluide du guichet unique repose sur deux piliers : un compte utilisateur correctement paramétré et un dossier préparé en amont. Une grande part des rejets provient de fichiers non conformes, de signatures inadaptées ou de pièces manquantes.

Avant de vous lancer dans la création d’un dossier, un temps de préparation réduit nettement les allers-retours et les risques d’échec silencieux.

Création du compte : identité numérique et accès sécurisé

Pour accéder au guichet, l’INPI impose une authentification renforcée. La connexion se fait via un compte classique ou par un dispositif tiers :

  • FranceConnect+ pour les démarches sensibles, notamment la gestion de l’identité et des bénéficiaires effectifs.
  • Compte INPI lié à une adresse mail professionnelle, recommandé pour les experts-comptables, avocats, juristes et cabinets qui gèrent plusieurs entreprises.

La qualité de l’identification conditionne ensuite la validation des signatures électroniques et la délégation interne des démarches (transferts de formalités entre collaborateurs d’un même cabinet notamment, fonctionnalité renforcée au 29 avril 2025).

Conseil pratique : créez un compte dédié par structure (cabinet, holding, société opérationnelle) et organisez une gestion centralisée des accès. Un identifiant unique partagé dans tous les sens augmente le risque d’erreurs de saisie, de doublons de dossiers et de difficultés de suivi.

Préparer les informations et documents avant saisie

Le guichet unique fonctionne comme un formulaire intelligent qui fait apparaître des champs supplémentaires en fonction des choix. Plusieurs difficultés recensées en 2025 tiennent à des champs obligatoires surgissant après validation. Une bonne préparation limite ce type de situation.

Pour une création d’entreprise, préparez systématiquement :

  • Les statuts signés (ou le projet de statuts pour certaines démarches).
  • Les pièces d’identité des dirigeants et associés soumis à déclaration.
  • Le justificatif d’occupation des locaux (bail, attestation de domiciliation, titre de propriété).
  • Les attestations spécifiques : non-condamnation, filiation, déclaration de bénéficiaires effectifs.
  • Le relevé d’identité bancaire utilisé pour le paiement.

Pour une modification ou une cessation, ajoutez :

  • Les procès-verbaux d’assemblée (changement de dirigeant, de siège, de forme, etc.).
  • Les contrats ou actes d’apport (apport partiel d’actif, fusion, scission, opération sur le capital).
  • Les justificatifs d’adresse mis à jour en cas de transfert.

Exigences de signature électronique : un point à maîtriser

Le guichet unique renforce depuis 2025 l’usage de la signature électronique qualifiée. Dans de nombreux cas, une simple signature scannée n’est plus acceptée, notamment pour les actes engageant la responsabilité du dirigeant ou la structure juridique.

Les principales exigences sont les suivantes :

  • Signature électronique avancée ou qualifiée, reposant sur un certificat délivré par un prestataire de confiance (règlement eIDAS).
  • Utilisation possible de FranceConnect+ comme moyen d’authentification forte, qui sécurise la liaison entre l’identité de la personne et la signature.
  • Refus progressif des PDF signés manuellement puis scannés, sources d’incohérences et souvent rejetés pour raisons techniques.
Point de vigilance : conservez toujours la preuve technique de vos signatures (certificats, journaux de signature, courriels de confirmation). En cas de contestation ou de rejet inexpliqué, ces éléments facilitent l’analyse et la reprise du dossier sans repartir de zéro.

Créer une entreprise sur le guichet unique INPI : parcours détaillé

La création d’entreprise reste la démarche la plus fréquente sur le guichet. Entre micro-entreprise, entreprise individuelle classique, EURL, SASU ou sociétés pluripersonnelles, le parcours varie légèrement mais la logique générale reste identique.

Étapes structurantes d’une immatriculation

Une création via le guichet unique suit en général les séquences suivantes :

  • Sélection du type d’entreprise (entreprise individuelle, société, activité libérale, artisanale, commerciale…).
  • Saisie des informations d’état civil et coordonnées du déclarant ou du dirigeant.
  • Choix et description de l’activité principale (code APE/NAF, champ « objet social » pour les sociétés).
  • Définition du régime fiscal et social (IR, IS, micro, réel, régime de TVA, affiliation SSI ou CPAM selon le cas).
  • Déclaration des bénéficiaires effectifs lorsque la structure y est soumise.
  • Téléversement des pièces justificatives puis paiement en ligne lorsque des frais d’immatriculation sont dus.

La description de l’activité mérite un soin particulier. Un objet social mal rédigé ou une activité mal codée peuvent créer, à terme, des incohérences avec les obligations sociales ou fiscales, voire des blocages lors de certaines demandes (autorisations, assurances professionnelles, marchés publics).

Les points qui génèrent le plus de rejets

Les retours des utilisateurs mettent en évidence plusieurs sources récurrentes de rejets :

  • Fichiers PDF non conformes : mauvaise résolution, poids trop élevé, absence de lisibilité, signatures tronquées, pages manquantes.
  • Signature non compatible : signature manuscrite scannée au lieu d’une signature électronique, absence de certificat, signature d’une mauvaise personne (associé au lieu de représentant légal).
  • Incohérences d’adresse : divergence entre les statuts, le justificatif de domicile, l’adresse renseignée dans le formulaire.
  • Oubli ou erreur sur les bénéficiaires effectifs (BE) : quotités de détention mal renseignées, omission d’un associé détenant plus de 25 % des droits.

À certaines périodes, les utilisateurs ont signalé jusqu’à 90 % de formalités rejetées sans raison apparente. Dans ces cas, une relecture complète des pièces, un changement de format PDF, voire une nouvelle saisie s’imposent parfois, même en l’absence d’explication détaillée.

« À plusieurs reprises, nous avons dû déposer deux fois la même formalité avec double paiement, la première submission étant restée bloquée sans traitement. Seule la deuxième a été validée par le greffe. »

Retours d’utilisateurs professionnels, cabinets d’expertise-comptable, 2025

Tableau récapitulatif : erreurs fréquentes et solutions

Problème rencontré Cause probable Réflexe à adopter
Rejet technique du dossier sans motif clair Fichiers PDF non conformes, surcharge des serveurs, bug ponctuel Réexporter les pièces en PDF standard, réduire le poids, déposer à un autre créneau horaire
Blocage au niveau de la signature Absence de signature électronique qualifiée ou mauvais signataire Utiliser une solution de signature reconnue, vérifier l’identité du signataire, passer par FranceConnect+
Champs obligatoires qui apparaissent après validation Logique conditionnelle du formulaire non anticipée Reprendre la saisie étape par étape, préparer à l’avance toutes les données structurelles (capital, associés, BE)
Impossibilité d’achever le paiement Instabilité temporaire de la plateforme ou problème de carte bancaire Changer de navigateur, vérifier les plafonds, essayer à un moment de moindre affluence

Modifier, corriger ou cesser une entreprise via le guichet unique

Les modifications et cessations représentent un volume très important de démarches sur le guichet INPI. Elles obéissent à des règles précises qui ont évolué avec les mises à jour successives de 2025.

Formalités de modification : ne pas fractionner inutilement

Les modifications (1 515 918 démarches entre janvier et octobre 2025) couvrent un très large spectre :

  • Changement de dirigeant ou d’organe de direction.
  • Transfert de siège social ou d’établissement principal.
  • Modification de dénomination sociale ou de nom commercial.
  • Changement d’activité ou ajout de nouvelles activités.
  • Opérations de capital ou apports partiels d’actif.

Une difficulté récurrente réside dans l’impossibilité de regrouper plusieurs modifications en une seule formalité pour certains cas de figure, alors que les entrepreneurs et cabinets cherchent à optimiser coûts et délais. Les améliorations du 29 avril 2025 ont intégré la formalité de modification pour apport partiel d’actif et renforcé la gestion de ces scénarios, mais des limites subsistent pour certains enchaînements complexes.

Astuce d’organisation : lorsque plusieurs changements sont envisagés (par exemple, transfert de siège, changement de dirigeant et modification d’objet social), établissez un ordre logique des actes et vérifiez sur le guichet quelles combinaisons sont traitées dans une seule formalité. En cas de doute, séparez les dossiers pour éviter un blocage global.

Corrections et complétions : la fusion complétion/correction au RNE

Les corrections (231 920 sur la période) permettent de régulariser des erreurs matérielles ou des oublis. Depuis le 4 juin 2025, une fusion complétion/correction au RNE a simplifié la gestion de ces ajustements. Un même parcours guide désormais l’utilisateur, ce qui réduit un peu la confusion entre « ajout de pièce manquante » et « correction d’information erronée ».

La logique reste néanmoins stricte :

  • Une erreur d’orthographe sur un nom ou une adresse se corrige via la fonction dédiée, souvent sans nouveau paiement.
  • Une modification substantielle (changement de dirigeant, restructuration du capital) impose une nouvelle formalité de modification, avec examen par le greffe ou l’organisme compétent.

Cessation d’activité et radiations d’office

Les cessations (671 899 sur la période) incluent les fermetures volontaires et les radiations consécutives à une dissolution, une fusion, ou l’arrêt d’une micro-entreprise. Depuis le 4 juin 2025, l’Urssaf peut enclencher des radiations d’office via le guichet unique, notamment en cas de cessation non déclarée ou de situations régies par la réglementation sociale.

Pour une cessation volontaire, le parcours impose :

  • La déclaration de date de fin d’activité.
  • Le cas échéant, le dépôt des comptes de clôture et des décisions de dissolution/liquidation.
  • La mise à jour des bénéficiaires effectifs lorsque la structure change profondément (transmission, fusion).

Dysfonctionnements du guichet unique : les difficultés rencontrées en 2025

Malgré la stabilisation progressive de la plateforme, plusieurs catégories de difficultés marquent encore l’usage quotidien du guichet unique en 2025. Les connaître aide à adapter sa stratégie administrative et à anticiper les blocages.

Blocages techniques et surcharge des serveurs

Les utilisateurs rapportent plusieurs types de blocages techniques :

  • Surcharge des serveurs entraînant difficultés de connexion, temps de chargement anormalement longs, voire impossibilité d’accéder à certaines rubriques.
  • Rejets de documents pour raisons techniques (format PDF, signatures, métadonnées), sans explication détaillée.
  • Dossiers soumis deux fois avec double paiement en tentative de contournement des blocages, la première formalité restant figée.

Ces difficultés se concentrent souvent sur les périodes de forte activité (fin d’année comptable, échéances fiscales, vagues de dépôts de comptes annuels). Planifier certaines formalités en dehors de ces pics limite les risques.

Erreurs de plateforme et dossiers inaccessibles

Au-delà de la simple saturation, certains bugs fonctionnels complexifient la gestion des dossiers :

  • Apparition de champs obligatoires après validation, obligeant à reprendre la saisie.
  • Impossibilité de regrouper plusieurs modifications dans une même formalité alors que la logique juridique le permettrait.
  • Dossiers bloqués sans possibilité de correction, laissant l’utilisateur sans levier d’action clair.

Ces cas nécessitent souvent un signalement via l’assistance INPI ou un passage par la procédure d’urgence lorsque l’enjeu juridique ou économique est élevé (vente en cours, opération de restructuration, appel d’offres, etc.).

Nouvelle couche d’exigences : signatures et contrôles renforcés

Les nouvelles exigences ajoutent un niveau de complexité :

  • Généralisation de la signature électronique qualifiée pour de nombreuses formalités sensibles.
  • Recours accru à FranceConnect+ pour attester l’identité du déclarant.
  • Renforcement des contrôles d’origine des fonds (mise à jour semaine 42 de 2025), notamment pour certaines opérations de capital ou flux transfrontaliers.

Ces contraintes répondent à des enjeux de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, mais elles demandent une adaptation des pratiques des professionnels habitués à des routines plus souples.

Dysfonctionnements administratifs et manque de coordination

Outre la technique, plusieurs dysfonctionnements administratifs compliquent la lecture des réponses :

  • Manque de coordination entre INPI, greffes des tribunaux de commerce et INSEE, avec des délais d’actualisation variables selon les registres.
  • CMA (Chambres de métiers et de l’artisanat) en première ligne pour les artisans, mais sans maîtrise complète de l’ensemble du flux de traitement.
  • Absence d’interlocuteur physique pour les entrepreneurs, notamment en cas de situation complexe ou atypique.

La perception de « dossiers perdus » ou de décisions contradictoires naît souvent de ce manque de visibilité sur le service réellement en charge du traitement à un instant donné.

Assistance défaillante : délais et problèmes non résolus

Enfin, l’assistance souffre encore de plusieurs limites signalées :

  • Délais de réponse de plusieurs semaines pour certains tickets techniques.
  • Signalement de problèmes non résolus, malgré plusieurs relances, laissant l’utilisateur dans l’incertitude.
  • Réponses parfois génériques qui ne prennent pas en compte la configuration précise du dossier.

« Pour une formalité urgente, nous avons reçu une réponse automatique sous quinze jours nous renvoyant vers un guide générique, sans solution concrète à notre blocage de paiement. »

Retour d’un créateur de SAS, été 2025

Les améliorations 2025 du guichet unique INPI : ce qui change réellement

Pour répondre aux critiques, plusieurs mises à jour ont été déployées en 2025. Certaines améliorations restent discrètes pour l’utilisateur final, mais d’autres modifient concrètement la gestion quotidienne des formalités.

Mise à jour du 29 avril 2025 : transferts internes et opérations complexes

La mise à jour du 29 avril 2025 introduit plusieurs évolutions notables :

  • Transfert de formalités entre utilisateurs d’un même cabinet, utile pour répartir le travail entre collaborateurs ou reprendre un dossier en cas d’absence.
  • Intégration des formalités de modification pour apport partiel d’actif, essentielle pour les groupes et opérations de restructuration.
  • Gestion des inscriptions d’office par les CMA, afin de régulariser certaines situations en matière d’artisanat.
  • Mise à jour des flux RNCS (registre du commerce et des sociétés), pour une meilleure synchronisation avec les greffes.

Ces ajustements renforcent la capacité du guichet à gérer des configurations juridiques plus avancées, au-delà des seules créations standard.

Mise à jour du 4 juin 2025 : corrections, radiation d’office et EIRL

Le 4 juin 2025, plusieurs changements ont été apportés :

  • Fusion complétion/correction au RNE, simplifiant la régularisation d’erreurs ou d’informations manquantes.
  • Ajout d’un lien vers les Conseillers-entreprises, pour orienter les utilisateurs vers un accompagnement personnalisé.
  • Ouverture de la radiation d’office par l’Urssaf, renforçant la cohérence entre situation sociale et registre.
  • Améliorations pour les formalités EIRL (héritage du dispositif), pour gérer certains cas spécifiques encore présents.
  • Refonte du parcours de transfert d’établissement d’une EI et changement de domicile, pour clarifier la logique d’adresse principale.

Autres évolutions techniques : adresses, nationalités, caractères spéciaux

Les mises à jour suivantes répondent à des besoins plus ciblés :

  • 16 juin 2025 : mise à jour de l’affichage de la nationalité guyanaise et actualisation du calcul des tarifs CMA.
  • Semaine 26 de 2025 : mise à jour des règles de notifications et amélioration des synthèses PDF pour les dirigeants et les changements d’adresse.
  • Semaine 38 de 2025 : meilleure gestion des caractères spéciaux (accents, symboles) et enrichissement des synthèses de modification (bénéficiaires effectifs, doublons d’activités).
  • Semaine 42 de 2025 : amélioration de la synthèse d’adresse d’entreprise, prise en compte renforcée des activités libérales et des entreprises étrangères sans salariés, et renforcement des contrôles d’origine de fonds.

Ces ajustements semblent mineurs, mais ils BOUCLIER la fiabilité des données, ce qui impacte directement les échanges avec les banques, partenaires commerciaux et administrations.

Procédure d’urgence INPI : quand et comment y recourir

Dans certaines situations, les blocages du guichet ne relèvent plus de simples inconforts. Lorsqu’un dossier met en jeu un enjeu économique ou juridique sensible à très court terme, la procédure d’urgence instaurée par l’INPI devient une clé de sécurité.

Principes de la procédure d’urgence

En cas de blocage grave du guichet unique (bug empêchant toute validation, impossibilité totale de déposer alors que l’échéance légale est immédiate, dysfonctionnement reconnu par l’INPI), une procédure dérogatoire peut être activée.

Dans ce cadre, l’INPI remet le formulaire le jour même à l’utilisateur, souvent sous forme de document alternatif ou de canal de dépôt spécifique. Cette procédure ne vise pas à contourner les règles, mais à garantir la continuité du service public en cas de panne avérée.

Conditions et bonnes pratiques pour solliciter l’urgence

L’activation de cette procédure suppose :

  • Un blocage objectivable : captures d’écran, messages d’erreur récurrents, impossibilité de déposer malgré plusieurs tentatives et navigateurs.
  • Un enjeu daté : échéance légale, risque de perte de droit (appel d’offres, enregistrement impératif avant une opération, délai légal de dépôt des comptes, etc.).
  • Une demande claire et argumentée adressée à l’INPI via les canaux prévus (formulaire de contact, support dédié, éventuellement relai par un conseil professionnel).
À garder en tête : la procédure d’urgence ne remplace pas le guichet unique et ne couvre pas les retards imputables à une préparation approximative du dossier. Elle s’adresse aux cas où la plateforme elle-même empêche d’accomplir la formalité dans les règles, malgré un comportement utilisateur irréprochable.

Stratégies concrètes pour utiliser le guichet unique sans erreur

Au-delà des aspects techniques, l’usage serein du guichet repose sur quelques réflexes de méthode qui limitent les aléas et renforcent la sécurité juridique de l’entreprise.

Structurer son environnement numérique

Une bonne organisation numérique simplifie la gestion de vos formalités sur la durée :

  • Créer une arborescence de dossiers par société (statuts, décisions, pièces d’identité, justificatifs d’adresse, documents bancaires).
  • Maintenir à jour un tableau de suivi des formalités (date de dépôt, type de formalité, numéro de dossier, statut, remarques).
  • Conserver une copie locale des accusés de réception, factures et décisions de greffe.

Cette structuration évite les recherches de dernière minute et facilite la réponse aux demandes de compléments ou de corrections.

Tester et fiabiliser ses outils en amont

Avant une formalité majeure, il reste utile de :

  • Vérifier la compatibilité de votre navigateur (versions récentes de Chrome, Firefox, Edge de préférence).
  • Tester votre solution de signature électronique avec un document simple, pour s’assurer de sa reconnaissance par la plateforme.
  • Contrôler le format de vos PDF (pas de protection par mot de passe, taille raisonnable, lisibilité).

Une demi-heure consacrée à ces tests évite parfois plusieurs jours de blocage, surtout lorsque plusieurs parties prenantes signent (associés, commissaire aux comptes, notaire, etc.).

Anticiper les impacts psychologiques des blocages administratifs

Les lenteurs et complications du guichet ont souvent un impact plus large que la seule dimension technique. Pour un créateur, un rejet répété de dossier nourrit une frustration, un sentiment de découragement et parfois une remise en question du projet lui-même.

Cette dimension se combine à d’autres tensions personnelles ou physiques. De nombreux porteurs de projet s’intéressent, par exemple, à la signification symbolique de leurs tensions physiques pendant ces phases administratives, ou à la lecture émotionnelle de douleurs localisées lorsqu’ils vivent une forte pression.

Garder cette perspective globale aide à ne pas surinterpréter chaque blocage comme un « signe négatif », mais plutôt comme un enjeu de méthode et de maîtrise du système administratif.

Travailler avec des professionnels habitués au guichet

Pour les opérations délicates (restructurations, levées de fonds, opérations de transmission), l’appui de professionnels rompus à l’usage du guichet unique apporte un vrai gain de sécurité :

  • Experts-comptables pour la cohérence comptable, fiscale et sociale.
  • Avocats pour la structuration juridique, les actes complexes et les contentieux potentiels.
  • Juristes et formalistes pour la maîtrise fine des parcours du guichet et des demandes des greffes.

Ces intervenants ont l’habitude des spécificités de la plateforme, de ses lenteurs, de ses codes de rejet, et savent ajuster les dossiers sans perdre de temps sur des points déjà balisés.

Contexte général 2025 : un guichet fonctionnel mais encore perfectible

Au 31 décembre 2024, la période de procédure de continuité a pris fin, signifiant la bascule complète vers le guichet unique comme point d’entrée obligatoire pour toutes les formalités. En 2025, le système est fonctionnel, mais reste en évolution.

Un comité utilisateurs est actif et remonte régulièrement les besoins et irritants des entrepreneurs, cabinets et institutions partenaires. Les vagues d’améliorations successives montrent une volonté d’ajustement, même si le rythme ne correspond pas toujours à l’urgence ressentie sur le terrain.

Dans ce contexte, l’enjeu pour chaque utilisateur consiste à :

  • Comprendre la logique globale du guichet et ses contraintes techniques.
  • Adopter une méthode rigoureuse de préparation de dossier.
  • Mobiliser, lorsque nécessaire, la procédure d’urgence et les relais professionnels.

Cette approche réduit nettement le risque de blocages durables et sécurise la conformité de l’entreprise tout au long de son développement.

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