Créer une SASU coûte 175,45 € de frais obligatoires en 2026Cessation des paiements : 45 jours pour la déclarer, pas un de plusMise en sommeil : deux ans maximum, et la CFE reste dueKbis gratuit : trois façons légales de l’obtenirSASU ou EURL : 6 000 € de cotisations d’écart pour 80 000 € de rémunérationMicro-entreprise : 77 700 € de services, 188 700 € de ventes en 2026Créer une SASU coûte 175,45 € de frais obligatoires en 2026Cessation des paiements : 45 jours pour la déclarer, pas un de plusMise en sommeil : deux ans maximum, et la CFE reste dueKbis gratuit : trois façons légales de l’obtenirSASU ou EURL : 6 000 € de cotisations d’écart pour 80 000 € de rémunérationMicro-entreprise : 77 700 € de services, 188 700 € de ventes en 2026
L’analyse sectorielle avant de se lancer 149 €
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Ligne 5 · terminus

Gérer son entreprise : comptabilité, TVA, impôt sur les sociétés, paie, rémunération du dirigeant

Gérer son entreprise, une fois créée, c’est déclarer, payer, embaucher et s’assurer. Cette ligne suit le calendrier réel d’une société : la TVA et ses régimes, l’IS à 15 % puis 25 %, la rémunération du dirigeant contre les dividendes, le premier salarié, l’assurance qui manque le jour où on en a besoin.

25 % taux normal de l'impôt sur les sociétés au-delà de 42 500 € de bénéfice
Un agenda d’échéances ouvert et une calculatrice sur une table de café
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Une fois la société immatriculée, la gestion courante impose un calendrier fiscal et social qui ne tolère pas d'oubli : déclaration de TVA, acomptes d'impôt sur les sociétés, dépôt de la liasse fiscale, approbation des comptes, cotisation foncière. La question qui revient chez la majorité des dirigeants n'est pas comment déclarer mais quel régime choisir pour ne pas payer plus que nécessaire, notamment sur l'arbitrage entre rémunération et dividendes.

Le régime de TVA dépend du chiffre d'affaires : la franchise en base dispense de toute déclaration en dessous des seuils micro, le réel simplifié (jusqu'à 840 000 € de chiffre d'affaires pour la vente et 254 000 € pour les services) impose deux acomptes semestriels et une régularisation annuelle sur la déclaration CA12, le réel normal impose une déclaration mensuelle sur formulaire CA3 dès que la TVA due dépasse 15 000 € par an.

L'impôt sur les sociétés se calcule à 15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfice (sous condition de capital entièrement libéré et détenu à 75 % par des personnes physiques), puis à 25 % au-delà, réglé par quatre acomptes trimestriels les 15 mars, 15 juin, 15 septembre et 15 décembre, avec solde à la liquidation via la liasse 2065.

La rémunération du dirigeant s'arbitre chaque année entre salaire (charges sociales déductibles du résultat mais lourdes en assimilé salarié) et dividendes (flat tax de 30 % sans charges sociales en SASU, mais soumis aux cotisations sociales au-delà de 10 % du capital social en gérance majoritaire de SARL). Un gérant majoritaire de SARL à Bordeaux qui dégage 60 000 € de bénéfice après IS peut se verser 20 000 € en dividendes sans charges sociales si son capital social atteint 200 000 €, le solde restant en réserve ou en rémunération complémentaire taxée à l'IR.

Dès le premier recrutement, une nouvelle strate de coûts et de démarches s'ajoute — déclaration préalable à l'embauche, coût employeur, assurances obligatoires — avant que la ligne suivante n'aborde le développement de l'activité proprement dit.

Deux personnes devant un tableau blanc couvert de flèches et de chiffres
  • Impôts et comptes
  • Assurer, embaucher, encadrer

Les dossiers de la ligne

Gérer son entreprise : les dossiers traités de bout en bout

Chaque dossier enchaîne plusieurs stations, dans l’ordre où la question se pose : on entre par ce qu’on cherche — un montant, un délai, une pièce, un formulaire — et on ressort avec la procédure complète, son coût 2026 et les pièges qui font rejeter un dossier ou perdre de l’argent. Les stations déjà desservies sont en ligne ; celles qui restent à poser sont annoncées sur le plan avec leur date de départ, pour que le dossier soit complet de bout en bout et qu’aucune question de cette étape ne reste sans réponse. Gérer & déclarer compte 2 dossiers.

L’outil de la ligne

Le Panneau des échéances

Le panneau des échéances affiche, comme un tableau de départs, les prochaines dates fiscales et sociales d’une entreprise à partir de son statut et de son régime de TVA : déclarations de TVA au réel simplifié ou au réel normal, acomptes et solde d’impôt sur les sociétés, cotisation foncière des entreprises, déclarations sociales du dirigeant ou des salariés, approbation et dépôt des comptes, clôture d’exercice. Les dates sont calculées à partir du jour de la consultation, pour l’année en cours et la suivante.

Les 14 prochaines échéances

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Les stations de la ligne

Franchise, réel simplifié, réel normal : quel régime de TVA s'applique ?

En dessous des seuils de franchise en base, aucune déclaration de TVA n'est due, mais aucune TVA payée sur les achats n'est récupérable. Le réel simplifié s'applique jusqu'à 840 000 € de chiffre d'affaires pour la vente et 254 000 € pour les services : deux acomptes semestriels (en juillet et décembre) et une régularisation annuelle sur la déclaration CA12. Le réel normal impose une déclaration mensuelle CA3, obligatoire dès que la TVA due dépasse 15 000 € par an, avec un passage possible en déclaration trimestrielle en dessous de ce seuil.

Régime Seuil de chiffre d'affaires Déclaration Fréquence
Franchise en base Sous les seuils micro-TVA Aucune
Réel simplifié Jusqu'à 840 000 € / 254 000 € CA12 + 2 acomptes Annuelle
Réel normal Au-delà, ou TVA due > 15 000 €/an CA3 Mensuelle (ou trimestrielle)

IS à 15 % ou 25 % : comment se calculent les acomptes ?

Le taux réduit de 15 % s'applique aux 42 500 premiers euros de bénéfice, sous deux conditions cumulatives : un capital entièrement libéré à la clôture de l'exercice et détenu à 75 % au moins par des personnes physiques. Au-delà de ce montant, le taux normal de 25 % s'applique sur le reste du bénéfice.

Une société dont l'exercice précédent affichait un IS dû supérieur à 3 000 € règle quatre acomptes trimestriels — 15 mars, 15 juin, 15 septembre, 15 décembre — calculés sur le résultat de l'exercice antérieur, avec régularisation du solde lors du dépôt de la liasse fiscale 2065, dans les trois mois suivant la clôture de l'exercice.

Salaire ou dividendes : comment arbitrer la rémunération du dirigeant ?

Le salaire génère des charges sociales déductibles du résultat de la société mais réduit le bénéfice imposable à l'IS ; les dividendes, versés après IS, subissent la flat tax de 30 % (12,8 % d'impôt, 17,2 % de prélèvements sociaux) en SASU et SAS, sans cotisation sociale supplémentaire.

En gérance majoritaire de SARL, en revanche, la fraction des dividendes qui dépasse 10 % du capital social, des primes d'émission et des sommes versées en compte courant d'associé est réintégrée dans l'assiette des cotisations sociales — un mécanisme qui limite l'intérêt des dividendes dans ce statut précis, à la différence de la SASU où aucune limite de ce type ne s'applique.

  • Salaire : charges sociales déductibles du résultat, revenu régulier soumis à l'IR
  • Dividendes en SASU ou SAS : flat tax de 30 %, aucune cotisation sociale
  • Dividendes en gérance majoritaire de SARL : cotisations sociales au-delà de 10 % du capital
  • Réserves : bénéfice non distribué, non taxé à l'IR tant qu'il reste dans la société

Premier salarié : DPAE, coût employeur, RC pro, quelles obligations avant d'embaucher ?

La déclaration préalable à l'embauche (DPAE) se dépose auprès de l'Urssaf au plus tôt 8 jours avant la prise de poste. Le coût employeur d'un salarié au Smic tourne autour de 1 800 € brut chargé par mois en 2026, charges patronales comprises, pour un salaire net d'environ 1 450 €.

La responsabilité civile professionnelle (RC pro), obligatoire pour certaines activités réglementées (bâtiment, conseil, santé) et recommandée pour les autres, se distingue de la multirisque professionnelle qui couvre les locaux et le matériel. La mutuelle Madelin, souscrite par le dirigeant non salarié, ouvre droit à une déduction fiscale plafonnée que n'obtient pas un dirigeant assimilé salarié couvert par une mutuelle d'entreprise classique.

Un président de SASU à Toulouse qui dégage 45 000 € de bénéfice après IS peut choisir de se verser l'intégralité en dividendes : 13 500 € de flat tax (30 %) contre des charges sociales d'environ 75 % s'il optait pour un salaire brut équivalent — un écart qui explique pourquoi la SASU privilégie souvent la voie des dividendes une fois un salaire minimal de subsistance assuré et déclaré à l'Urssaf.

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Correspondances

Où mène la ligne 5 : les étapes qui précèdent et qui suivent

Une entreprise ne reste jamais sur une seule ligne. Gérer & déclarer se prolonge en amont et en aval : ce qui a été décidé sur la ligne précédente pèse sur chaque station de celle-ci, et ce qui se joue ici prépare la suivante. Les correspondances ci-dessous conduisent aux terminus voisins, avec leur outil et leurs dossiers ; l’itinéraire, lui, calcule le trajet complet depuis votre situation réelle — d’où vous partez, où vous voulez arriver, combien de stations, combien de jours, combien d’euros de frais obligatoires.

Un bureau de créateur avec un extrait Kbis fraîchement imprimé

Le prochain départ

Une échéance, un chiffre, chaque jeudi matin

Ce qui tombe dans les quinze jours — TVA, IS, CFE, URSSAF, clôture — et le montant ou le formulaire qui va avec. Un e-mail court, sans publicité, désinscription en un clic.

Zéro spam, désinscription en un clic.

15/09Acompte d’IS3e acompte5
05/10DSN et cotisationspaie du mois précédent5
05/11DSN et cotisationspaie du mois précédent5
05/12DSN et cotisationspaie du mois précédent5