Créer une SASU coûte 175,45 € de frais obligatoires en 2026Cessation des paiements : 45 jours pour la déclarer, pas un de plusMise en sommeil : deux ans maximum, et la CFE reste dueKbis gratuit : trois façons légales de l’obtenirSASU ou EURL : 6 000 € de cotisations d’écart pour 80 000 € de rémunérationMicro-entreprise : 77 700 € de services, 188 700 € de ventes en 2026Créer une SASU coûte 175,45 € de frais obligatoires en 2026Cessation des paiements : 45 jours pour la déclarer, pas un de plusMise en sommeil : deux ans maximum, et la CFE reste dueKbis gratuit : trois façons légales de l’obtenirSASU ou EURL : 6 000 € de cotisations d’écart pour 80 000 € de rémunérationMicro-entreprise : 77 700 € de services, 188 700 € de ventes en 2026
L’analyse sectorielle avant de se lancer 149 €
10Ligne 10 — TransmettreCéder et transmettre · station 2/13 Cession de parts sociales :…Céder des parts de SCI…

Plus-value sur cession de parts : flat tax, abattements et cas d’exonération

Portrait de Martin KaplaPar Martin Kapla
Mis à jour le 26 septembre 2026 · 9 min de lecture

En 2026, une plus-value de 100 000 € sur des parts sociales entraîne en principe 30 000 € d’impôt et de prélèvements sociaux. Ce montant baisse avec certains abattements, une moins-value disponible, un départ à la retraite ou une stratégie de transmission préparée avant la vente.

Plus value cession de parts sociales : quelle imposition en 2026 ?

Lorsqu’un particulier cède des parts de SARL, d’EURL ou d’une autre société soumise à l’impôt sur les sociétés, la plus-value relève en principe du prélèvement forfaitaire unique. La flat tax de 30 % comprend 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux.

Une plus-value imposable de 100 000 € produit donc 12 800 € d’impôt sur le revenu et 17 200 € de prélèvements sociaux, soit 30 000 € au total. La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus peut s’ajouter lorsque le revenu fiscal de référence dépasse 250 000 € pour une personne seule ou 500 000 € pour un couple.

La règle à retenir : sauf régime particulier, la plus-value réalisée par une personne physique sur des parts sociales est taxée à 30 %, sans abattement lié à la durée de détention.

Le contribuable peut renoncer au PFU et choisir le barème progressif de l’impôt sur le revenu. Cette option s’exerce avec la case 2OP de la déclaration annuelle. Elle est globale : elle concerne l’ensemble des revenus mobiliers et plus-values entrant dans le champ du PFU pour la même année. Le choix doit donc être simulé avec les dividendes, intérêts et autres cessions du foyer.

Calculer la plus-value imposable dans le bon ordre

Déterminer le prix de cession net

La plus-value correspond à la différence entre le prix de vente net et le prix d’acquisition des parts, conformément à l’article 150-0 D du CGI. Le prix de vente est diminué des frais directement supportés par le cédant : honoraires d’intermédiation, commission liée à la vente ou frais d’acte mis contractuellement à sa charge.

Le prix d’acquisition comprend le montant payé lors de l’achat ou de la souscription au capital, augmenté des frais d’acquisition effectivement supportés. En cas de donation ou de succession, la valeur retenue pour les droits de mutation devient en principe le prix d’acquisition fiscal.

Imputer les moins-values mobilières

Les moins-values réalisées au cours de la même année s’imputent sur les plus-values de même nature. Le contribuable choisit les plus-values sur lesquelles les affecter. Le solde négatif reste reportable pendant 10 ans, selon l’article 150-0 D, 11 du CGI.

TransmettreTransmission d’entreprise familiale : donation, pacte Dutreil, démembrement

Cette imputation intervient avant l’application des abattements pour durée de détention. Une perte sur des titres devenus sans valeur n’est pas automatiquement déductible : elle doit résulter d’un événement admis par la loi, notamment une cession réelle ou certaines procédures collectives.

Exemple chiffré d’une cession de SARL

Une associée cède la totalité de ses parts dans une agence de communication située à Nantes, réalisant 850 000 € de chiffre d’affaires annuel. Les parts ont été acquises pour 80 000 €. Elles sont revendues 500 000 €, avec 10 000 € d’honoraires supportés par la cédante.

  • Prix de cession net : 500 000 € − 10 000 € = 490 000 €.
  • Prix d’acquisition : 80 000 €.
  • Plus-value imposable : 490 000 € − 80 000 € = 410 000 €.
  • Impôt sur le revenu au PFU : 410 000 € × 12,8 % = 52 480 €.
  • Prélèvements sociaux : 410 000 € × 17,2 % = 70 520 €.
  • Prélèvement total, hors contribution sur les hauts revenus : 123 000 €.

Flat tax ou barème progressif : quels abattements appliquer ?

Le PFU ne donne droit à aucun abattement pour durée de détention. Le barème progressif ouvre encore accès aux abattements historiques lorsque les parts ont été acquises ou souscrites avant le 1er janvier 2018. Les prélèvements sociaux de 17,2 % restent calculés sur la plus-value avant abattement.

Régime Durée de détention Abattement sur la base de l’impôt sur le revenu
Abattement de droit commun Moins de 2 ans 0 %
Abattement de droit commun De 2 ans à moins de 8 ans 50 %
Abattement de droit commun Au moins 8 ans 65 %
Abattement renforcé PME De 1 an à moins de 4 ans 50 %
Abattement renforcé PME De 4 ans à moins de 8 ans 65 %
Abattement renforcé PME Au moins 8 ans 85 %

L’abattement renforcé prévu par l’article 150-0 D du CGI vise notamment les titres de PME acquis dans les dix premières années suivant leur création. La société doit exercer une activité opérationnelle, être soumise à l’impôt sur les bénéfices et respecter plusieurs conditions relatives à sa taille, son siège et l’origine de son activité.

Dans l’exemple nantais, un abattement ordinaire de 65 % ramènerait la base soumise au barème à 143 500 €. Avec une tranche marginale de 30 %, l’impôt théorique serait de 43 050 €, auquel s’ajouteraient 70 520 € de prélèvements sociaux. Le total atteindrait 113 570 €, avant prise en compte de la CSG déductible et des autres revenus du foyer. À une tranche marginale de 41 %, le PFU redeviendrait plus favorable dans cette simulation.

Exonérations, départ à la retraite et transmission avant cession

Abattement de 500 000 € du dirigeant partant à la retraite

L’article 150-0 D ter du CGI prévoit un abattement fixe de 500 000 € pour le dirigeant d’une PME soumise à l’impôt sur les sociétés qui cède ses titres à l’occasion de son départ à la retraite. Le dirigeant doit notamment avoir exercé une fonction de direction pendant cinq ans, avoir détenu au moins 25 % des droits avec son groupe familial et cesser ses fonctions tout en faisant valoir ses droits à la retraite dans le délai légal de deux ans avant ou après la cession.

L’abattement réduit uniquement la base de l’impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux restent dus sur la plus-value totale. Il s’applique avec le PFU ou le barème, mais ne se cumule pas avec les abattements proportionnels pour durée de détention. Sur une plus-value de 700 000 €, la base d’impôt sur le revenu tombe à 200 000 €, tandis que les prélèvements sociaux restent calculés sur 700 000 €.

PEA de plus de cinq ans

Des parts sociales non cotées peuvent être logées dans un plan d’épargne en actions lorsqu’elles respectent les conditions d’éligibilité et que le titulaire, avec son groupe familial, ne détient pas plus de 25 % de la société. Après cinq ans, les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux restent dus lors du retrait. Les flux d’acquisition et de cession doivent transiter par le compte espèces du PEA.

Donation avant cession

Une donation réalisée avant toute vente juridiquement engagée remplace le prix historique des parts par leur valeur déclarée au jour de la donation. La plus-value latente antérieure est ainsi neutralisée chez le donataire. Des droits de donation restent éventuellement dus après les abattements familiaux, dont 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans.

La donation doit transférer réellement la propriété et le produit de vente. Une promesse déjà irrévocable, une réappropriation du prix par le donateur ou une donation fictive expose l’opération à une requalification pour abus de droit. Le pacte Dutreil peut, sous conditions, exonérer 75 % de la valeur transmise d’une société exerçant une activité opérationnelle.

Apport-cession à une holding

L’apport des parts à une holding contrôlée par l’apporteur place la plus-value en report d’imposition selon l’article 150-0 B ter du CGI. Si la holding revend les titres apportés dans les trois ans, elle doit réinvestir au moins 60 % du prix de cession dans un délai de deux ans dans des activités éligibles pour conserver le report. Il s’agit d’un différé d’imposition, non d’une exonération définitive.

Déclaration, droits d’enregistrement, coût et délai

L’acte de cession doit être enregistré auprès de l’administration fiscale dans le délai de un mois. En l’absence d’acte, la déclaration s’effectue au moyen du formulaire 2759-SD. Pour une SARL, l’agrément des associés doit être obtenu avant la vente lorsqu’il est requis par l’article L.223-14 du Code de commerce.

TransmettreValorisation d’entreprise : les 4 méthodes et un exemple chiffré

Le prix, les garanties, les modalités de paiement et la date de transfert doivent apparaître dans l’acte. Lorsque la répartition du capital inscrite dans les statuts change, les statuts mis à jour sont déposés au guichet unique. Une modification du bénéficiaire effectif doit également être déclarée dans les 30 jours. Le traitement administratif prend généralement quelques jours ouvrés après réception d’un dossier complet.

Titres cédés Droits d’enregistrement Exemple sur 500 000 €
Parts sociales de SARL 3 % après abattement de 23 000 € proratisé 14 310 € pour 100 % des parts
Actions de SAS ou SA 0,1 % 500 €
Parts de société à prépondérance immobilière 5 % sans abattement 25 000 €

Les droits d’enregistrement sont normalement payés par l’acquéreur, sauf clause contraire. Les honoraires de rédaction, d’audit et d’accompagnement ne suivent aucun tarif réglementé. Le vendeur déclare la plus-value au printemps suivant la cession sur la déclaration 2042-C et, lorsque le calcul détaillé est nécessaire, sur le formulaire 2074. L’impôt est ensuite recouvré avec l’avis d’impôt ; aucune retenue immédiate de 30 % n’est normalement opérée sur le prix versé au cédant.

Pièges et régimes particuliers à vérifier avant la vente

Parts de SCI à prépondérance immobilière

La vente de parts d’une SCI soumise à l’impôt sur le revenu relève généralement du régime des plus-values immobilières, et non de la flat tax. Le taux est de 19 %, majoré de 17,2 % de prélèvements sociaux. L’exonération liée à la durée de détention est acquise après 22 ans pour l’impôt sur le revenu et après 30 ans pour les prélèvements sociaux. Une surtaxe de 2 % à 6 % vise certaines plus-values immobilières supérieures à 50 000 €.

Cédant soumis à l’impôt sur les sociétés

Lorsqu’une société vend les parts, le PFU ne s’applique pas. La plus-value entre dans son résultat imposable au taux normal de l’IS de 25 %, ou dans la tranche à 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice pour une PME remplissant les conditions de chiffre d’affaires, de capital et de détention.

Les titres qualifiés de titres de participation et détenus depuis au moins deux ans bénéficient d’un taux de 0 %, avec réintégration d’une quote-part de frais et charges de 12 %. Au taux normal de 25 %, la charge effective correspond à 3 % de la plus-value. Une distribution ultérieure du produit au dirigeant personne physique déclenche ensuite la fiscalité des dividendes.

Prix variable et garantie de passif

Un complément de prix, ou earn-out, est imposé l’année de son encaissement. Une somme restituée à l’acquéreur au titre d’une garantie de passif peut réduire le prix de cession fiscal, sous réserve de déposer une réclamation et de fournir les justificatifs. Un prix minoré sans justification économique crée aussi un risque de redressement sur la valeur réelle des parts.

Ce qu’il faut retenir

  • La taxation de principe atteint 30 % : 12,8 % d’impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux.
  • Les moins-values mobilières restent reportables pendant 10 ans.
  • Les abattements de détention concernent les titres acquis avant 2018 avec option pour le barème.
  • Le dirigeant partant à la retraite bénéficie, sous conditions, d’un abattement de 500 000 €.
  • L’acte ou la déclaration de cession doit être enregistré sous un mois.

Donnez votre avis

★★★★★

Soyez le 1er à noter cet article
ou bien laissez un avis détaillé


Partagez cet article maintenant !


Réagissez à cet article

Le prochain départ

Une échéance, un chiffre, chaque jeudi matin

Ce qui tombe dans les quinze jours — TVA, IS, CFE, URSSAF, clôture — et le montant ou le formulaire qui va avec. Un e-mail court, sans publicité, désinscription en un clic.

Zéro spam, désinscription en un clic.

05/11DSN et cotisationspaie du mois précédent5
05/12DSN et cotisationspaie du mois précédent5
15/12Acompte de TVA40 % de la TVA de l’an dernier5
15/12Acompte d’IS4e acompte5
Partagez votre réaction