Créer une SASU coûte 175,45 € de frais obligatoires en 2026Cessation des paiements : 45 jours pour la déclarer, pas un de plusMise en sommeil : deux ans maximum, et la CFE reste dueKbis gratuit : trois façons légales de l’obtenirSASU ou EURL : 6 000 € de cotisations d’écart pour 80 000 € de rémunérationMicro-entreprise : 77 700 € de services, 188 700 € de ventes en 2026Créer une SASU coûte 175,45 € de frais obligatoires en 2026Cessation des paiements : 45 jours pour la déclarer, pas un de plusMise en sommeil : deux ans maximum, et la CFE reste dueKbis gratuit : trois façons légales de l’obtenirSASU ou EURL : 6 000 € de cotisations d’écart pour 80 000 € de rémunérationMicro-entreprise : 77 700 € de services, 188 700 € de ventes en 2026
L’analyse sectorielle avant de se lancer 149 €
6Ligne 6 — Développer

Comment vendre un produit sous licence ?

Portrait de Martin KaplaPar Martin Kapla
Mis à jour le 12 septembre 2026 · 7 min de lecture

Ce qu’il faut retenir

  • Une marque française est protégée pendant 10 ans et peut être renouvelée indéfiniment selon l’article L. 712-1 du CPI.
  • Vendre des produits revêtus d’une marque sans autorisation expose à 3 ans d’emprisonnement et 300 000 € d’amende selon l’article L. 716-10 du CPI.
  • En 2026, la vente de marchandises relève du régime micro-BIC jusqu’à 188 700 € de chiffre d’affaires annuel.
  • La franchise en base de TVA applicable aux ventes de biens est fixée à 85 000 € en 2026.

Mise à jour 2026 : le plafond micro-BIC des activités de vente reste fixé à 188 700 €, tandis que la franchise en base de TVA s’applique jusqu’à 85 000 €.

La commercialisation d’un produit sous licence requiert une compréhension approfondie de la propriété intellectuelle et du droit commercial. Vendre un produit sous licence implique l’utilisation de marques déposées, de designs ou de brevets qui appartiennent à un autre parti, moyennant des frais de licence spécifiques et le respect des termes d’accord de licence.

Qu’est-ce qu’une licence de produit ?

Une licence de produit est un accord légal par lequel le propriétaire d’une marque, souvent appelé le concédant, permet à un tiers, appelé le licencié, d’utiliser sa marque, son logo, son nom, ses brevets, ou ses designs pour la fabrication et la vente de produits. C’est une stratégie commerciale qui peut être mutuellement bénéfique, permettant au licencié de tirer parti de marques reconnues et au concédant d’étendre sa portée sur le marché sans avoir à engager de frais supplémentaires pour la production ou la distribution.

Pour vendre un produit sous licence, il faut conclure un accord formel avec le propriétaire de la marque, payer les redevances convenues, et respecter strictement les termes de l’accord de licence.

Établissement d’un accord de licence

Évaluer la valeur de la marque: Avant de proposer une licence, il faut évaluer la notoriété et la popularité de la marque. Une marque bien connue peut augmenter significativement les ventes et justifier l’investissement initial.

DévelopperCréer une filiale : quand séparer une activité, et comment la financer

Rechercher des partenaires: Identifier les entreprises qui détiennent les droits de propriété intellectuelle correspondants et qui sont ouvertes à des partenariats de licence.

Négociation de l’accord: Les termes d’un accord de licence peuvent être complexes et doivent être négociés avec soin. Les points essentiels incluent les droits de licence, la durée de l’accord, les redevances, les minimums garantis, les territoires concernés, et les exigences de qualité et de commercialisation.

Respect des Termes et Conditions

Une fois l’accord de licence établi, il est crucial de suivre minutieusement toutes les stipulations pour maintenir une relation professionnelle positive et éviter des infractions légales.

Selon les termes de la plupart des accords de licence, les licenciés doivent maintenir un certain niveau de qualité, et soumettre les produits à l’approbation du concédant, tout en rapportant régulièrement les ventes et en payant les redevances dues.

Stratégies de marketing pour produits sous licence

Cibler le bon marché

Identifier le marché cible est essentiel pour garantir le succès d’un produit sous licence. Il faut comprendre les intérêts et comportements des consommateurs afin de développer des stratégies marketing efficaces.

Utiliser l’image de la marque

La marque elle-même est un outil de marketing puissant. Utiliser efficacement la notoriété et l’image de la marque pour promouvoir le produit sous licence est crucial pour attirer et fidéliser les clients.

Création d’emballages attrayants

L’emballage d’un produit sous licence doit refléter la qualité et l’image de la marque. Un design bien pensé peut différencier le produit sur des étagères compétitives.

Stratégies de distribution

Choisir les bons canaux de distribution est fondamental. Que ce soit par la vente en ligne, dans des boutiques spécialisées ou dans des chaînes de grands magasins, il convient de sélectionner les canaux qui atteindront le public ciblé le plus efficacement.

Gestion de la Propriété Intellectuelle

La gestion adéquate des droits de propriété intellectuelle est essentielle. Il faut surveiller le marché pour détecter et combattre contrefaçon ou usage non autorisé de la marque.

Protection légale

Assurer que tous les produits vendus respectent les brevets, droits d’auteur ou marques déposées évite des infractions légales et maintient l’intégrité du produit sous licence.

Maximisation des Ventes de Produit sous Licence

Pour maximiser les ventes, le licencié doit constamment analyser les performances du produit sur le marché, adapter les stratégies de prix, promotionnelles et de distribution, et rechercher des opportunités de renouvellement ou d’extension de l’accord de licence.

Respect des Obligations Financières

Pour maintenir l’accord de licence, il est essentiel de gérer correctement les aspects financiers, tels que le paiement ponctuel des redevances et des minimums garantis, si applicables.

En parlant des produits dérivés, il est intéressant de remarquer comment des marques telles que Ricard ou Captain Morgan exploitent leurs images pour créer des lignes de produits comme des bobs et d’autres accessoires, ce qui représente une opportunité lucrative aussi bien pour les concédants que pour les licenciés. Pour ceux qui cherchent à explorer des exemples de produits sous licence, un visuel des articles dérivés pour fans de marques populaires peut fournir une excellente illustration du concept.

Conclusion

La vente d’un produit sous licence peut être extrêmement avantageuse si l’accord est bien négocié et que le produit est bien géré. Cela nécessite une compréhension rigoureuse de la licence, une stratégie de commercialisation astucieuse, et une gestion financière et juridique méticuleuse. Le succès réside dans la capacité à capitaliser sur la valeur de la marque tout en respectant les obligations contractuelles et légales.

DévelopperDéposer une marque à l’INPI : classes, recherche d’antériorité, coût

Pour ceux qui envisagent de vendre des bijoux ou d’autres articles de ce type, il peut être judicieux de se renseigner sur les statuts juridiques appropriés pour commercialiser ses créations. La vente de bijoux sous licence peut ouvrir de nouvelles portes sur le marché tout en soutenant la légalité et la viabilité de votre entreprise.

FAQ

Quels types de produits peuvent être vendus sous licence ?

Tout produit peut théoriquement être vendu sous licence, y compris les jouets, les vêtements, les accessoires et les articles ménagers, à condition que l’accord de licence couvre spécifiquement les catégories de produits concernées.

Quelles sont les principales considérations lors du choix d’une marque pour la licence ?

Le choix d’une marque pour la licence doit prendre en compte la popularité et la pertinence de la marque, la compatibilité avec le produit envisagé, les termes financiers de l’accord, et l’aptitude de la marque à se démarquer sur le marché cible.

Les questions que l’on se pose

Peut-on vendre des produits dérivés sans autorisation ?

Non. La fabrication ou la vente d’un produit reprenant une marque, un personnage, un logo ou une œuvre protégée exige l’autorisation du titulaire des droits. À défaut, le vendeur s’expose notamment aux sanctions de l’article L. 716-10 du Code de la propriété intellectuelle : jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 300 000 € d’amende.

Comment vendre une marque déposée ?

La cession doit être constatée par écrit, à peine de nullité, conformément à l’article L. 714-1 du Code de la propriété intellectuelle. Le contrat précise notamment le prix, les produits et services transférés ainsi que la date d’effet. L’acte doit ensuite être inscrit au Registre national des marques pour devenir opposable aux tiers, selon l’article L. 714-7.

Quelle différence existe-t-il entre vendre une marque et accorder une licence ?

La vente, ou cession, transfère définitivement la propriété de la marque à l’acquéreur. La licence autorise seulement son exploitation pendant une durée déterminée, par exemple 3 ou 5 ans, sur certains produits ou territoires. Le titulaire conserve alors la marque et peut percevoir des redevances, tandis qu’une licence exclusive l’empêche généralement d’accorder les mêmes droits à un autre licencié.

Combien coûte une licence de marque ?

Aucun taux de redevance n’est imposé par la loi. Le contrat peut prévoir un pourcentage du chiffre d’affaires hors taxes, une somme fixe ou un minimum garanti annuel. Les redevances sont généralement soumises à la TVA au taux normal de 20 % lorsque l’opération est taxable en France. Les modalités de calcul, de contrôle et de paiement doivent être écrites.

Peut-on revendre librement un produit authentique sous licence ?

Oui, lorsque le produit authentique a été mis pour la première fois sur le marché de l’Espace économique européen par le titulaire de la marque ou avec son consentement. L’article L. 713-4 du Code de la propriété intellectuelle consacre cet épuisement des droits. Une opposition reste possible pour un motif légitime, notamment si l’état du produit a été modifié ou altéré.

Quel régime fiscal choisir pour vendre des produits sous licence ?

Un entrepreneur individuel peut relever du régime micro-BIC si ses ventes annuelles ne dépassent pas 188 700 € en 2026. Ce plafond ne doit pas être confondu avec celui de la franchise en base de TVA, fixé à 85 000 € pour la vente de biens. Le dépassement du seuil de TVA peut donc imposer sa facturation tout en maintenant le régime micro.

Donnez votre avis

Soyez le 1er à noter cet article


Partagez cet article maintenant !


Le prochain départ

Une échéance, un chiffre, chaque jeudi matin

Ce qui tombe dans les quinze jours — TVA, IS, CFE, URSSAF, clôture — et le montant ou le formulaire qui va avec. Un e-mail court, sans publicité, désinscription en un clic.

Zéro spam, désinscription en un clic.

05/10DSN et cotisationspaie du mois précédent5
05/11DSN et cotisationspaie du mois précédent5
05/12DSN et cotisationspaie du mois précédent5
15/12Acompte de TVA40 % de la TVA de l’an dernier5